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En décembre 2022, Orano relance le projet d'extension de son usine Georges-Besse II d'enrichissement d'uranium, dont le coût est estimé entre 1,3 et 1,7 milliard d'euros. Ce projet, à l'étude chez Areva en 2004, avait été arrêté à la suite de l'accident nucléaire de Fukushima, mais redevient opportun à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, qui cause une désaffection croissante pour des commandes d'uranium enrichi russe. L'administration américaine a indiqué son souhait de supprimer tout approvisionnement russe pour l'uranium enrichi d'ici 2030. Le projet d'extension de l'usine Georges-Besse II vise une augmentation de ses capacités de production d'uranium enrichi de 30 % ; les travaux commenceraient fin 2024 pour commencer à fournir les clients en 2028. La répartition du marché mondial de l'enrichissement en 2022 est estimée à 45 % pour le russe Rosatom, 31 % pour Urenco, 12 % pour Orano et 12 % pour le chinois CNNC. Les États-Unis se sont engagés à ramener leurs importations russes à 15 % d'ici à 2028 contre 25,5 % en 2022. Début juillet 2023, Urenco lance un projet d'investissement dans de nouvelles capacités pour accroître sa production de 15 % à partir de 2025 aux États-Unis. Le 19 octobre 2023, le conseil d'administration d'Orano valide le projet d'extension de l'usine d'enrichissement d'uranium du Tricastin, dont les capacités de production seront augmentées de 30 % d'ici à 2028 pour un coût d'investissement estimé à 1,7 milliard d'euros.
Sources : fr.wikipedia.org
En mai 2024, le Sénat américain vote à l'unanimité une loi interdisant les importations d'uranium enrichi en provenance de Russie, qui fournit près de 25 % du marché américain de l'uranium enrichi. Les mines russes ne produisent que 5 % de l'uranium naturel dans le monde, mais Rosatom possède près de 45 % des capacités mondiales d'enrichissement. Cette loi va permettre de débloquer 2,7 milliards de dollars d'investissements publics dans la filière nucléaire, somme qui avait été mise à disposition par le Congrès à la condition qu'un embargo soit instauré. Le 4 septembre 2024, l'État du Tennessee annonce engager des négociations exclusives avec le français Orano pour un projet de construction d'une nouvelle usine d'enrichissement d'uranium. Orano envisage la décision finale d'investissement fin 2025, après obtention des financements de l'État fédéral, des engagements de commandes des énergéticiens et d'une licence de la NRC. En novembre 2024, le gouvernement russe décide d'interdire l'exportation d'uranium enrichi vers les États-Unis jusqu'à fin 2025, alors que les centrales américaines s'approvisionnent en uranium russe à hauteur de 27 %. Les conséquences sur le marché devraient être limitées à court terme car les opérateurs de centrales nucléaires ont plusieurs années de stocks. Les groupes russes Tenex et Rosatom ont notifié à leurs clients américains qu'ils allaient demander des dérogations pour honorer les contrats qui ont déjà été passés.
Sources : fr.wikipedia.org
Le résidu de l'enrichissement est de l'uranium appauvri, dont la teneur en 235U est de l'ordre de 0,2 à 0,4 %. La majorité de la production est stockée car il contient de l'uranium 238 (pour plus de 99,3 %), isotope fertile susceptible d'être employé dans le futur, par des filières à surgénérateur fondées sur le cycle du plutonium. L'uranium appauvri est utilisé dans la fabrication du combustible MOX pour les REP ou les RNR, et sert de matériau constitutif dans d'autres utilisations marginales (obus, lests…).
Sources : fr.wikipedia.org
L'uranium naturel (en anglais natural uranium — NU) a une teneur massique en uranium 235 de 0,71 %, ce qui correspond à la teneur initiale de l'uranium extrait dans une mine d'uranium. L'uranium naturel a été employé en l'état dans les premières générations de réacteurs nucléaires, faute de moyen d'enrichissement industriel compétitif : le premier réacteur nucléaire, la Chicago Pile-1, réalisé par Enrico Fermi à l'université de Chicago, était un empilage de blocs de graphite et d'uranium naturel (d'où le nom de « pile atomique » qui lui est resté). Les premiers réacteurs industriels ont également été des réacteurs à l'uranium naturel : les réacteurs B, D et F du complexe nucléaire de Hanford, qui produisirent le plutonium nécessaire au projet Manhattan, puis les réacteurs civils CANDU au Canada, Magnox en Grande-Bretagne, les réacteurs à eau lourde refroidis au gaz puis uranium naturel graphite gaz en France.
Sources : fr.wikipedia.org
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La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Dihexa)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Dihexa)